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Le beau monde livresque de Mégara

Le beau monde livresque de Mégara

"La vie enfin découverte et éclaircie, c'est la littérature." Marcel Proust

une lecture mitigée de la rentrée littéraire.

une lecture mitigée de la rentrée littéraire.

Après une semaine d'absence, je reviens pour commenter mon dernier ouvrage lu, achevé il y a quelques minutes. Je saute sur mon ordi pour livrer à chaud mes impressions sur Le Grand Jeu de Céline Minard.

Le thème du livre m'avait beaucoup plu: une femme qui se coupe de la civilisation pour vivre au grand air et se poser les questions existencielles qui incombent à chaque personne à un moment clé de leur vie.

Ce livre m'a déçue un peu. Il n'a pas été à la hauteur de mes attentes. Je pensais lire des sensations, des sentiments, la narration d'un passé, la croyance en un futur plus serein. Et ben non! Il est écrit comme un journal de bord où la narratrice s'exprime à la première personne du singulier et commente tous ces faites et gestes: le nettoyage des ses outils, ses instants de jardinage (trop) nombreux, sa manière de se nourrir d'aliments lyophilisés... Pas très intéressant dans le fond. Quant à l'écriture, elle est très scientifique, mécanique. Le vocabulaire est recherché mais sur des noms d'animaux ou d'outils de montagnard. Cela rend la lecture parfois difficile, même avec un dictionnaire à côté de moi!

Cet ouvrage a tout de même des points positifs. Céline Minard a des envolées lyriques, dispersées partout dans les lignes du livre. Son écriture se montre alors poétique, lyrique, voire romantique. Quand elle rédige les paysages montagnards que parcourt sa personnage, l'écriture est magnifique. Nous sommes en plein hypotypose: j'avais l'impression d'être dans le même paysage que la narratrice au vu des descriptions détaillées. La sensation de vertige m'a prise plusieurs fois. J'étais à 2871 mètres d'altitude! Le point fort de ce livre est les interrogations que se posent la jeune femme. Ces réflexions existencielles concernent aussi le lecteur. La plupart sont des interrogations rhétoriques; à chaque individu de trouver sa propre réponse. Le bouquin se termine d'ailleurs par tout une série de questions, laissées sans réponse. Au lecteur de trouver son propre chemin à l'instar de la narratrice.

La citation du livre:

" Je ne me suis pas détachée par erreur, ni par lassitude, ni par aveuglement. Je travaille à mon détachement. Je suis en pleine santé."

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