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Le beau monde livresque de Mégara

Le beau monde livresque de Mégara

"La vie enfin découverte et éclaircie, c'est la littérature." Marcel Proust

Rentrée littéraire 3

   

Le presbytère d'Ariane Monnier est, à l'instar de son titre, étrange. Mais dans le bon sens du terme: fascinant, dérangeant, silencieux.

    Balthazar et Sonia, jeune couple, s'installent dans un ancien lieu religieux. Il le modernise mais dans la limite du nécessaire. Pas de fioritures qui avilissent l'âme. Rapidement, ils fondent une famille. Au bout de quelques pages, ils ont quatre enfants qui grandissement dans la pureté du jardin, au grand air, et au son d'un piano et clavencin. Pas de jouets, pas de bonbons, pas de télévision. Ils intègrent l'école au collège, leur mère préférant leur faire cours de primaire au presbytère. Peu à peu, les enfants grandissent mais leur éducation autarcique leur pèse. Ils font la connaissance de Tanguy, un adolescent. Ce dernier intègre peu à peu la famille. D'autres amis du couple virevoltent autour du cocon protégé, qui va se transformer en papillon plus vite que prévu.

    Le génie d'Ariane c'est l'implicite; elle ne dévoile rien mais tout se comprend en filigrane. Cette famille, voulant la paix de l'âme et du corps, n'est pas claire du tout. Le père va laisser passer des actes odieux, en se voilant la face jusqu'au bout. Tous les protagonistes, notamment les enfants, vont grandir, pleins de failles.

    La récurrence du discours indirect libre apporte une touche décalée, saugrenue, en parfaite adéquation avec cette famille Béranger, dérangée!

   

    La citation du livre:

" Une caresse, un bonbon, deux caresses, deux bonbons, de la tendresse dans les caresses, des boules de chewing-gum."

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