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Le beau monde livresque de Mégara

Le beau monde livresque de Mégara

"La vie enfin découverte et éclaircie, c'est la littérature." Marcel Proust

Rentrée littéraire 4

   

Bakhita de Véronique Olmi est un récit biographique romancé éponyme. Il est bouleversant de cruauté dans un temps pas si lontain que cela. Brillant d'humanité aussi.

    Bakhita vit au Soudan au milieu du XIXème siècle. Elle est noire donc vouée à l'esclavage. C'est ce qui va lui arriver à l'âge de 7 ans. Elle réussit à s'échapper une première fois à la vigilance de ses geoliers mais peu après, errant au milieu de nulle part, elle se fait enlever à nouveau. A partir de là, commence une vie atroce d'esclave, passant de maître à maître, tous plus pervers les uns que les autres. Elle ne reverra jamais plus sa famille.

    Ce qui la fera tenir c'est le pouvoir de la réminiscence. Elle pensera souvent à sa grande soeur, enceinte au moment du rapt. Et beaucoup à sa maman, avec son souvenir d'elle sur un tronc d'arbre au lever du soleil. Cette image ne la quittera guère jusqu'à son décès, à l'âge de 78 ans, afranchie depuis lontemps grâce à un italien et sa famille. Elle deviendra religieuse, alors encore à l'aube de sa jeunesse, pour aider les enfants défavorisés.

     Véronique Olmi maîtrise parfaitement sa plume. Elle sait taire les détails trop sordides tout en présentant à son lecteur une vérité abominable. On ne ressort pas indemne de cette lecture.

     Je préfère ne pas trop en dévoiler car certains livres doivent se découvrir par soi-même et Bakhita en fait partie.

    Bouleversant.

 

La citation du livre:

" Il y aura toujours en elle deux personnes: une à la merci de la violence des hommes, et l'autre, étrangement préservée, qui refusera ce sort. Sa vie mérite autre chose. Elle le sait.

   

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