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Le beau monde livresque de Mégara

Le beau monde livresque de Mégara

"La vie enfin découverte et éclaircie, c'est la littérature." Marcel Proust

Le nouveau Agnès Martin-Lugand

    J'ai toujours cette musique dans la tête est une ode à l'amour passionnel, à la famille, au choix de vie et à l'ambition professionnelle.

    Yanis et Véra ont trois enfants; ils s'aiment comme au premier jour et se désirent tout autant. Yanis est architecte dans le cabinet de son beau-frère. A l'aube de la quarantaine, Yanis ne s'épanouit plus dans son travail; il rêve d'indépendance. Quand arrive Tristan, c'est le déclic. Ce dernier lui fait confiance, l'aide pécuniairement et lui propose la vie dont Yanis a toujours rêvé. Sa femme le suit complètement, croit en lui. Au point de mettre sa vie privée de côté: elle va apprendre à gérer seule les enfants, à faire des économies, à ne pas partir en vacances, à dormir seule. Ses sacrifices sont à la hauteur de son amour pour son époux. Tristan se montre parfait gentleman. Il entre peu à peu dans leur vie de famille, toujours tiré à quatre épingles, poli, simple. Jusqu'au jour où tout part de travers quand Yanis apprend qu'il va faire faillite. Il n'ose en parler à personne. Le début des soucis arrive: endettement, séparation du couple, vies brisées. Et Tristan, toujours là...

    Perversité, jalousie, bonheur s'affrontent dans cet ouvrage. J'aime beaucoup les livres d'Agnès Martin-Lugand car ils parlent de la vie banale, quotidienne, de la recherche constante du bonheur, de l'ivresse du plaisir, des tracas que tout le monde peut connaître dans sa vie. Et à chaque fois, le bien triomphe sans avoir trop fait de dégâts.

    L'auteure écrit bien. Le lecteur peut sentir, à travers les mots, les descriptions, les attitudes que quelque chose va craquer, que tout n'est pas si beau dans le meilleur des mondes. Le côté polyphonique rend le lecteur supérieur par rapport à d'autres protagonistes. Sensation assez sympathique!

    Quand on commence à lire Agnès, on la suit...

 

La citation du livre:

" J'avais aussi le sentiment que Tristan endossait par moments le rôle de coach, il libérait Yanis, le motivait pour aller plus loin, sans se mettre de barrières."

   

   

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